Exposition « Jocus » du 19 Mai au 10 Août 2016

« Jocus »

Fayçal Baghriche, Mélanie Feuvrier, Anne Guillaume, Valérie Mréjen, Laurent Perbos, Gwendoline Perrigueux, Vincent Odon

VERNISSAGE

Le Jeudi 19 Mai à partir de 17h – Buffet et ambiance festive dans le jardin et bords de Seine

Exposition du Jeudi 19 Mai au Mercredi 10 Août 2016 Camac Art centre – 1 grand rue – Marnay sur Seine –

Une navette est assurée le soir du vernissage de la gare de Provins pour les trains au départ de la gare de l’Est à 15h45 et 16h45 – pass Navigo dézoné – Retour en gare de Provins pour le train de 20h45 – réservation au 03 25 39 20 61 –

L’art est-il soluble dans l’humour ? Peut-être pas. L’humour est-il parent de l’art ? Peut-être bien, mais attention ! C’est un faux-frère.

Non sans malice, Laurent Perbos, continue de détourner nos objets du quotidien. Il crée l’émerveillement, l’étonnement et la surprise par des codes simples, édulcorés et esthétiques. L’univers pop et décalé de Gwendoline Perrigueux crée des équilibres impossibles, des images drôles qui peuvent paraître clownesques mais, le sont-elles vraiment ? Double jeu, double lecture, comme dans les vidéos de Fayçal Baghriche qui fait de la résistance ! Par des gestes et des actions simples, l’artiste bouscule les codes et tourne en dérision l’identité sociale.

Sans artifice, Valérie Mréjen et Anne Guillaume nous renvoient à la source de l’existence. Ici, l’apprentissage du langage résonne à celui du corps. Premiers mots, premiers pas, premiers émois, premiers souvenirs. Qu’il est bon de rire, n’est-ce pas, car le chemin sera long ! Nos souvenirs justement sont pris à parti par Vincent Odon, qui trace leurs sillons dans la forme singulière du vinyle.
En modérant son cynisme par de la drôlerie, les photographies de Mélanie Feuvrier quant à elles, restent le véhicule d’une information qui, ayant perdu sa destination mercantile, n’est plus que la mise en scène d’une farce photographique.

L’image devient alors une « image-malice », au sens que Georges Didi Huberman prête à ce terme : elle utilise les codes de notre culture pour mieux s’en détourner et propose avec humour un relais esthétique à nos pratiques visuelles.